Alchimie
Connais-toi toi même
et tu connaîtras les Dieux et l'Univers

était-il écrit sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes.
Si beaucoup passent leur temps à se chercher, peu finissent par se trouver.
Si peu finissent par se connaître, trop achèvent leur quête à simplement s'identifier.
Dernièrement, une relation "du web" me demandait si j'avais connaissance de l'existence d'alchimistes contemporains (et européens ?).
Je me trouvais surpris et flatté de sa question qui supposait m'accorder des savoirs dans un domaine des plus hermétiques.
Je lui répondais en substance que la véritable alchimie était celle que l'on procédait sur soi, il ne semblait pas convaincu de ma réponse.
Et pourtant.
Il m'a été donné de parcourir la biographie d'un des plus célèbres alchimistes, Nicolas Flamel, ou "L'Or du millième matin" d'Armand Barbault, dans cette collection dont les ouvrages revêtent la couleur du précipité idéal pour que la poudre obtenue se révélât transmutatoire.
Après avoir sacrifié le contenu de ma boîte du parfait chimiste et découvert quelques procédés que je ne faisais pas breveter car trop primaires à côté du but ultime que je m'étais fixé, je revenais à des considérations plus spirituelles.
Al chema, art sacré de l'Egypte antique, tradition ancestrale perpétuée jusque l'aube du XX ème siècle.
Messages cryptés, sculptés jusqu'au coeur des cathédrales, peints sur leurs vitraux et les enluminures des textes saints, les tableaux les plus célèbres.
Le simple croissant de Sélèna ou celui porteur de la croix de Saturne,
le cercle d'Hélios ou le signe d'Artemis,
la sainte queste pouvait -elle se résumer à la fabrication d'une pierre, non celle sur laquelle bâtir une église, mais celle qui permettrait de transformer du plomb en or ?
Et alors, dans quel but ?
Non, je pense, que dis-je, je crois fermement que le réel travail de l'homme, celui qu'il doit accomplir sans compter, pour gagner vraiment plus, c'est celui qu'il doit pratiquer sur lui-même.
Ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et se rendre compte de l'absurdité de ravaler la vie au simple rang d'une course effrénée au matériel,
mener sa quête, quête de la connaissance à défaut du savoir, chaque chose venant en son temps,
voilà l'outil premier, le soi, et son principe actif, la réflexion.
Mais nul besoin de vivre en ascète, de saisir le bourdon du pèlerin ou de se dépouiller tel Job, si l'on n'en ressent pas la nécessité, nous sommes intégrés dans un univers socialisé, plus ou moins favorable, et nous pouvons, tout en vivant de façon "normale" (si l'on peut dire), tâcher de nous améliorer au fil du temps (pour peu que l'on ne se considère point parfait, bien entendu).
La nature, tout d'abord, ou ce qu'il en reste, offre un bon exemple à suivre.
La diversité des espèces dans les trois règnes permet de concevoir que chaque être à sa place dans le grand tout.
La diversité dans l'évolution s'effectue elle dans la cohésion, avec les interactions nécessaires et favorables au bon renouvellement des cycles.
La véritable place de l'humain dans la nature doit aussi être prise en compte.
Si Dieu a peuplé la terre d'hommes au vingt sixième verset du chapitre premier du livre de la création (édition vulgaire), il créa Adama, l'être humain, l'âme vivante, au verset sept du chapitre deux du-dit livre.
Il le plaça dans le jardin d'Eden, aux côtés de l'arbre de vie et de celui de la connaissance.
Je ne reviendrais pas sur la chute d'Adam et la fameuse pomme qui lui resta au travers de la gorge, mais j'insisterais sur un point, la réhabilitation de l'humain aux yeux de son créateur doit passer par la conscience de celui-ci à devoir transcender son état d'hominien, au travers des épreuves de la vie.
L'alchimie est l'évolution de cette prise de conscience, ce travail fait sur nous même en vue de nous affranchir des références sociétales ingurgitées depuis notre prime enfance afin de nous enchaîner dans un système socio-économique liberticide,
voilà, je l'ai dit.
Par expérience, je sais qu'il est de plus en plus difficile de trouver le temps de la réflexion, pris que nous sommes, pour la majorité d'entre nous, dans un tourbillon de fausses nécessités vitales, mais une vraie course à la survie.
Labourer SIL pour récolter SVM n'est pas toujours chose aisée.
Pour terminer, je voudrais revenir sur la notion matérielle du Grand Oeuvre et me permettre de vous aviser, chers lecteurs, que les brûleurs des temps modernes, même s'ils s'affairent toujours, le font justement dans le milieu des affaires, les ordinateurs et autre mobiles ayant remplacés les creusets et les cornues, et peu d'entre-eux, pour ne pas dire aucun, s'ils peuvent aisément analyser les courbes de la croissance économique, sont incapables de traduire "AZOTh", et surtout d'appréhender son véritable sens.
A chacun ses valeurs.
Sator
et tu connaîtras les Dieux et l'Univers

était-il écrit sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes.
Si beaucoup passent leur temps à se chercher, peu finissent par se trouver.
Si peu finissent par se connaître, trop achèvent leur quête à simplement s'identifier.
Dernièrement, une relation "du web" me demandait si j'avais connaissance de l'existence d'alchimistes contemporains (et européens ?).
Je me trouvais surpris et flatté de sa question qui supposait m'accorder des savoirs dans un domaine des plus hermétiques.
Je lui répondais en substance que la véritable alchimie était celle que l'on procédait sur soi, il ne semblait pas convaincu de ma réponse.
Et pourtant.
Il m'a été donné de parcourir la biographie d'un des plus célèbres alchimistes, Nicolas Flamel, ou "L'Or du millième matin" d'Armand Barbault, dans cette collection dont les ouvrages revêtent la couleur du précipité idéal pour que la poudre obtenue se révélât transmutatoire.
Après avoir sacrifié le contenu de ma boîte du parfait chimiste et découvert quelques procédés que je ne faisais pas breveter car trop primaires à côté du but ultime que je m'étais fixé, je revenais à des considérations plus spirituelles.
Al chema, art sacré de l'Egypte antique, tradition ancestrale perpétuée jusque l'aube du XX ème siècle.
Messages cryptés, sculptés jusqu'au coeur des cathédrales, peints sur leurs vitraux et les enluminures des textes saints, les tableaux les plus célèbres.
Le simple croissant de Sélèna ou celui porteur de la croix de Saturne,
le cercle d'Hélios ou le signe d'Artemis,
la sainte queste pouvait -elle se résumer à la fabrication d'une pierre, non celle sur laquelle bâtir une église, mais celle qui permettrait de transformer du plomb en or ?
Et alors, dans quel but ?
Non, je pense, que dis-je, je crois fermement que le réel travail de l'homme, celui qu'il doit accomplir sans compter, pour gagner vraiment plus, c'est celui qu'il doit pratiquer sur lui-même.
Ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et se rendre compte de l'absurdité de ravaler la vie au simple rang d'une course effrénée au matériel,
mener sa quête, quête de la connaissance à défaut du savoir, chaque chose venant en son temps,
voilà l'outil premier, le soi, et son principe actif, la réflexion.
Mais nul besoin de vivre en ascète, de saisir le bourdon du pèlerin ou de se dépouiller tel Job, si l'on n'en ressent pas la nécessité, nous sommes intégrés dans un univers socialisé, plus ou moins favorable, et nous pouvons, tout en vivant de façon "normale" (si l'on peut dire), tâcher de nous améliorer au fil du temps (pour peu que l'on ne se considère point parfait, bien entendu).
La nature, tout d'abord, ou ce qu'il en reste, offre un bon exemple à suivre.
La diversité des espèces dans les trois règnes permet de concevoir que chaque être à sa place dans le grand tout.
La diversité dans l'évolution s'effectue elle dans la cohésion, avec les interactions nécessaires et favorables au bon renouvellement des cycles.
La véritable place de l'humain dans la nature doit aussi être prise en compte.
Si Dieu a peuplé la terre d'hommes au vingt sixième verset du chapitre premier du livre de la création (édition vulgaire), il créa Adama, l'être humain, l'âme vivante, au verset sept du chapitre deux du-dit livre.
Il le plaça dans le jardin d'Eden, aux côtés de l'arbre de vie et de celui de la connaissance.
Je ne reviendrais pas sur la chute d'Adam et la fameuse pomme qui lui resta au travers de la gorge, mais j'insisterais sur un point, la réhabilitation de l'humain aux yeux de son créateur doit passer par la conscience de celui-ci à devoir transcender son état d'hominien, au travers des épreuves de la vie.
L'alchimie est l'évolution de cette prise de conscience, ce travail fait sur nous même en vue de nous affranchir des références sociétales ingurgitées depuis notre prime enfance afin de nous enchaîner dans un système socio-économique liberticide,
voilà, je l'ai dit.
Par expérience, je sais qu'il est de plus en plus difficile de trouver le temps de la réflexion, pris que nous sommes, pour la majorité d'entre nous, dans un tourbillon de fausses nécessités vitales, mais une vraie course à la survie.
Labourer SIL pour récolter SVM n'est pas toujours chose aisée.
Pour terminer, je voudrais revenir sur la notion matérielle du Grand Oeuvre et me permettre de vous aviser, chers lecteurs, que les brûleurs des temps modernes, même s'ils s'affairent toujours, le font justement dans le milieu des affaires, les ordinateurs et autre mobiles ayant remplacés les creusets et les cornues, et peu d'entre-eux, pour ne pas dire aucun, s'ils peuvent aisément analyser les courbes de la croissance économique, sont incapables de traduire "AZOTh", et surtout d'appréhender son véritable sens.
A chacun ses valeurs.
Sator
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