L - Loi........ ou B comme Boycott

La première semaine de cette année 2008 qui devrait annoncer l'ère du changement du destin de l'humanité s'achève et la raison d'être de ce modeste blog se rappelle à moi,
Lutter.
L'approche des élections prochaines n'est sans doute pas étrangère à ce sursaut revendicatif et je me sens devoir murmurer aux oreilles des néo-cons qui peuplent ce pays que le temps des urnes est révolu, que le vrai changement est sans doute ailleurs.
L'aristocratie (gouvernance par l'élite) a toujours prévalu sur la démocratie, et le peuple s'est toujours laissé abuser par les beaux autours, les beaux discours, laissant dans son inconséquence crasse, de côté ce qu'il ne voulait pas comprendre et n'écoutant que ce qu'il voulait entendre.
Corbeau perché sur l'arbre de l'ignorance, éternel abusé de bon gré donnant pitance à l'inutile qui le flatte, il a maintenant franchi et avec allégresse, la dernière barrière, non pour gagner les vertes prairies de la liberté mais pour se confiner encore plus dans l'enclos de la honte.
L'enclos d'une société basée sur les interdits, d'une société faussement pudique et vraiment puritaine, gouvernée par les prostitués d'un immense bordel, qui comme les putes baisent mais n'embrassent pas.
Peuple masochiste et impuissant qui jouit sous le fouet et couine sous la cravache en en demandant plus encore je te méprise.
Le dernier exemple en date, l'interdiction de fumer dans les lieux (privés) recevant du public, et là la nuance est énorme selon l'expression usuelle, elle démontre bien que le tenancier, s'il le croyait encore, n'est plus maître chez lui.
Encore une fois le français, franchouillard en l'âme, s'adapte, courbe l'échine et sort comme un gueux s'adonner à son plaisir, défini comme "vice", exhibant sa gêne au regard réprobateur de ces autres, salauds à bonne conscience qui certainement font, ont fait, feront pire, de ces refoulés, de ces culs serrés, éléments de ces hordes de jurys populaires remis au goût du jour par les "Staracs" de tout acabit.
La Loi impose et chacun plie, comme si tout texte défini comme telle était forcément juste.
Et bien soit.....
Plions,
mais prenons le problème à contrario et servons nous en comme moyen de lutte.
Puisqu'il semble impossible de combattre cet interdit en faveur duquel répression va rimer avec délation comme aux plus belles heures d'un temps que nous pourrions croire révolu,
j'en appelle,
à défaut de la fibre révolutionnaire qui ne sommeille plus dans grand nombre d'entre vous,
au BOYCOTT !
Boycott de ce symbole qui a si longtemps représenté,
la première bravade de l'interdit du gamin qui ose ses premières taffes au clope piqué au paquet paternel,
le réel sentiment d'émancipation de celui qui peut partager les cibiches librement acquises, marquant par là son passage à l'âge adulte,
le sentiment d'égalité de ces femmes qui pouvaient faire désormais comme les hommes au sein d'une société faussement libertaire.
Et puis, je vous le demande, que seraient les septièmes et neuvièmes arts sans Humphrey Bogart et Lucky Luke, le vrai, pas la suceuse de chupettas ?
Oui, puisque le seul moyen de pression ne peut qu'être économique, à l'instar des moyens utilisés par les courageuses nations occidentales pour faire plier les dictatures des pays "émergents",
Homme, retrouve ta liberté (en partie du moins) en contribuant à mettre à genou l'impérialisme capitaliste monopolistique de l'industrie du tabac et de ses dérivés,
et ce faisant, conduit à la réalisation des actes recommandés par les goupils perfides placés aux manettes des républiques fantoches sensées représenter le semblant de démocratie au fond duquel nous aspirons.
Comment ?
Le boycott judicieux d'un produit aussi inutile que nocif comme la cigarette industrielle permettra le commencement de la décroissance salutaire nécessaire au renouvellement durable de notre planète,
et surtout touchera le libéralisme économique en son sein, en ce but illusoire qu'il s'est fixé au détriment de tous, la finance spéculative.
Et si tu veux fumer, fais le, mais cesse de t'adresser aux débitants conventionnés et subventionnés,
retrouve les vraies valeurs en cultivant ou en favorisant la culture d'un tabac sain, dépourvu d'O.G.M,
goûte au plaisir de ces bouffées âcres provenant de la combustion d'une plante non frelatée, exempte d'ammoniaque, cyanure et autres saloperies ajoutées pour faire naître en toi cette dépendance physique dont le manque illusoire t'effraie tant.
Revis, profite au mieux du fruit de ton labeur et cesse de payer pour te faire en....fler.
Sator
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