On ne nait pas révolutionnaire...... On le devient !

Lorsque l'on se rend compte de l'énormité des mensonges professés depuis de nombreuses, trop nombreuses, années,
Lorsque l'on se rend compte que les sources qui distillent l'information que l'on reçoit pluri-quotidiennement n'ont d'indépendantes que le nom,
Lorsque l'on se rend compte que loin d'aider à s'en sortir, l'espèce de société dans laquelle on évolue n'a de cesse de vous abêtir,
Lorsqu'on se rend compte que d'autres l'ont déjà compris,
On devient révolutionnaire.
Révolutionnaire !
Le mot est lâché.
La définition de la révolution est différente en fonction des domaines auxquels elle s'applique.
Elle est douce et souhaitable pour l'art ou la physique, elle est dure et inconcevable si elle a trait au "bouleversements violents de l'ordre établi" en matière polico-économique.
Les synonymes existent alors, ce sont "insurrection", "rébellion", soulèvement", "révolte".
Pourtant, que demande le révolutionnaire, faire effectuer à une société "mobile", ce mouvement circulaire par lequel elle reviendrait à sa situation d'origine, et par là même, refonder des bases qui ne soient ni injustes ni iniques afin que chacun puisse espérer, pour sa descendance et lui-même un mode de vie dans lequel il s'épanouirait.
Utopie me rétorquerez -vous.
C'est vrai que l'utopie a toujours été associée aux idées nouvelles, ou plutôt aux idées qui seraient à même d'ôter à la minorité dirigeante le pouvoir qu'elle exerce sur la majorité obéissante.
Je répondrais plutôt doux rêve.
Le rêve est encore le seul domaine qui ait échappé au travail d'asservissement des masses.
Mais pour combien de temps ?
Les méthodes s'affinent qui nous ôtent nos repères.
Le matérialisme, par le biais de la création de besoins futiles englue tout espoir.
La main-mise de l'homme sur l'homme par la mise en place des crédits (méga et micro), l'imposition de rythmes de travail en régression totale avec toute évolution sociale, l'obligation à une mobilité, plus dégradante qu'épanouissante, font du néo-libéralisme économique un système d'enchaînements du corps et de l'esprit dont il est de plus en plus difficile de s'émanciper.
La prise de conscience de cet état de fait est difficile, la réaction plus difficile encore.
Mais un pas est franchi lorsqu'on abandonne la réaction logique de juger certains actes extrêmes pour adopter celle de tenter de les comprendre.
Je précise bien, les comprendre, pas forcément les excuser.
Il est en effet possible de comprendre qu'une mère de famille se fasse exploser en plein milieu d'un marché, lorsqu'on se penche sur le désespoir d'un peuple humilié, affamé, discrédité aux yeux du reste du monde, lorsqu'on se rend compte que ce geste est probablement le seul qui puisse attirer l'attention.
Il est possible de comprendre le soulèvement armé de populations entières contre des systèmes politiques établis, lorsqu'on se rend compte que c'est probablement le seul moyen pour elles de lutter contre un enfermement totalitaire.
Mais ces gouvernements qu'on accuse de totalitarisme sont pourtant des fleurons de la démocratie.
Ce n'est pas d'antinomique, Oh Démocratie, que de crimes n'a-t-on pas commis en ton nom ? Probablement autant qu'au nom de Dieu.
"Gouvernement dans lequel le Peuple exerce la souveraineté" me donne comme définition mon Larousse.
C'est vrai que dans quasi tous les pays du monde, le Peuple vote et élit présidents de chambres représentatives.
Tous ces pays sont donc des démocraties.
Comment se fait-il dès lors que l'on y constate tant de misère et tant de colère de la part de ce bon peuple souverain.
Tout simplement parce que dans toutes ces belles démocraties, y compris dans la notre, l'exercice de la souveraineté populaire n'est qu'un leurre.
Les intérêts d'un petite partie de la population priment sur l'intérêt collectif.
Une idéologie se dessine depuis très longtemps et s'affirme de jours en jours, :la Suprématie Économique Mondiale.
On lui donne une autre appellation en rapport direct avec la doctrine prônée par Théodor Herzl, reconnu par la France (une place porte son nom à Paris 3°-angle Turbigo et Réaumur).
Cette idéologie s'inscrit dans le NOM (Nouvel Ordre Mondial).
Dès lors, que penser d'un monde où sur 5 milliards d'êtres, 500 millions vivent "confortablement" aux côtés de 4,5 milliards de pauvres ?
Où 350 personnes détiennent une fortune équivalente au revenu annuel des 2,6 milliards de personnes les plus pauvres ?
Où malgré un doublement de la Population Économiquement Active en 30 ans, la tendance à la précarité et à l'intermittence est en augmentation constante ?
Ma réponse est qu'il est temps de faire effectuer à cette société une rotation complète qui devrait la ramener à sa situation d'origine, et pourtant je ne suis pas né.........
Sator
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