Le cul.te de Cécilia

Du haut de ses trois pommes un matin
Le premier Magistrat d'une grande cité
Par la belle madame Martin
Fut on ne peut plus subjugué
Lorsqu'après des années et force de labeur
L'énamouré en grade politique monta
La fourbe quitta son animateur
Et avec graine de ministre se maria
Ce choix malgré tout ne la trompa
Car malgré son soutien à "l'ami de trente ans" débouté
Son époux malgré quelques bas
Obtint enfin les portefeuilles convoités
Bien que n'ayant de sang français aucune goutte
Et de cela en tirant grande fierté
La traîtresse a sans aucun doute
Tiré profit de cet état de fait
A l'ombre du bonsaï, discrète et mesurée
A peine installée comme princesse à Bercy
Elle a su à l'instar de ses courtisanes aînées
Amener le nain à faire chauffer la carte de crédit
Sans compter était le maître mot
De celui qui tenait de la bourse les cordons
Pour l'épouse rien n'était trop beau
Surtout payé des deniers de la nation
Malgré ces attentions pomponette un beau matin
Aux Amériques s'en alla retrouver
Celui qui, de tous le plus malin
Avait compris comment la faire briller

Marri le mari n'eût plus de cesse
Que de reconquérir ce corps perdu
Pour la galerie certes il le confesse
Car même en France pas de présidence pour les cocus
Mais chaque chose a un prix
Et il est niais celui qui a cru
Que les ors de la République auraient suffi
A satisfaire ce genre de cul
Res publica c'est cela parlons-en
A Versailles il lui faut s'installer
C'est vrai que l'Elysée n'est pas assez grand
Pour d'éventuels assauts légitimes se préserver
D'autant que la salutaire résidence
D'une carte de crédit illimitée est assortie
De quoi encore faire bombance
Sur le compte de la masse des abrutis
Mais quels secrets peut-elle bien détenir
Celle qui cent fois aurait été répudiée
En des temps passés sur lesquels se calque notre avenir
Car ce n'est pas l'amour qui lie ces deux excités.
Sator
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