Le culte de la personnalité.

Publié le par Sator

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N O N  !


Par cette négation retentissante je réponds à la question que je posais il y a peu, un monde sans religion est-il
possible ?


Depuis que l'homme est homme,  qu'il lui a été donné de réfléchir, il se comporte plus en miroir qu'en humain, certains l'ont  compris la majorité des êtres ne peuvent s'épanouir que dans la soumission.

Il leur faut un chef à suivre, tel le panache blanc du bon Roy Henry .

La religion était l'opium du peuple selon Karl, les société totalitaires communistes l'ont remplacées par le culte du chef  et la valeur fictive du travail.

Travailler pour ne pas penser, idéologie qui a fait ses preuves.

Que ne nous sommes pas gaussés dans nos années d'insouciance de cette image d'Epinal du dictateur soviétique, chinois ou cubain obligeant son pauvre peuple à le révérer, à suspendre dans son modeste intérieur, en bonne place, là où naguère on trouvait l'autel dédié au culte des ancêtres, son portrait en cap, en pied, en glorieux, en gloriole.

Nos bons professeurs mirent aussi en avant ce travers du Maréchal et du Führer, eux même totalitaires, complémentaires, identitaires.

Tiens, à propos, pour Napo, cet égocentrisme était excusable...

Heureusement, la Cinquième vint balayer ces incongruités et l'imagerie républicaine se cantonna aux bâtiments publics (appelés à disparaître, en même temps que la fonction du même nom...)

Messages subliminaux, le Suprême y est toujours représenté en pose avantageuse, ceint comme il se doit, ou en portrait, sur fond de sagesse livresque ou de symbole national (et plus si non affinité... Ah Europe, quand tu nous tient... )

Car il représente le Pays, le Peuple, il est l'Elu.

Mais, il n'est qu'humain, ce en vertu d'un principe fondamental, l'égalité, sinon à quoi aurait servi la Révolution bourgeoise de 89 ?

Le 21 ème siècle est, tout au moins pour sa presque première décennie, à défaut de spirituel, l'ère de l'ouverture.

L'économie de marché capitalistique retrouve la place, qu'elle n'avait jamais vraiment quittée, au sein des sociétés pseudo-socialistes, en contrepartie, le monde occidental libre, ou plutôt libéral, et la bonne terre de Gaule en particulier réimporte le culte de la personnalité.

L'ex-second du gouvernement, le peu abordable Alain Juppé avait déjà tenté une percée en désirant que son portrait trône dans les classes des écoles de sa circonscription, soulevant une juste opposition qui n'est peut-être pas étrangère à la gamelle qu'il a ramassée dernièrement.

Nicolas 1er est partout, sur toutes les chaînes de télévision inféodées à l'impérialisme économique, dans tous les journaux et sur les radios issus de la même veine.

Il n'est pas un propos de ministre, d'homme ou de femme publics qui ne cite son nom avec tendresse, amour et oeil brillant de circonstance, pour référer une idée nouvelle, une future proposition.

Nico a pensé, il fera...

Et pas un Français n'a le droit de dire, voire de penser le contraire.

Il est D., tout au moins le croit-il.

Mais s'il est une certitude, c'est que tous les moyens sont mis en oeuvre par les vecteurs de la communication (que d'aucun dénomment si justement "merdias") pour le faire croire aux crédules.

Enfin, la 26 ème fête de la musique vient de conclure le premier jour d'été, la gay pride est toujours réprimée dans quelques démocraties de référence, les résistants palestiniens sont toujours massacrés, en toute impunité, par une de ces démocraties de référence,

mais pour nous tout va bien.

L'augmentation de la T.V.A n'entraînera pas de baisse du pouvoir d'achat, et quand bien même, la possibilité d'effectuer des heures supplémentaires grassement rétribuées et surtout dé-fiscalisées permettra de compenser l'augmentation des prix, de régler le supplément mutualiste, de contracter un crédit consommation pour se payer quelques heures de temps libre ou la Twingo de nos rêves...

La "taxe anti dé-localisation", quelle "grosse marade", comme s'il y avait encore quelque chose à dé-localiser depuis le temps que Sarko et sa bande tiennent les rênes.

Tiens c'est vrai ça, le Grandiose essaie de nous faire croire qu'il vient de débarquer sur la scène politique, et on les retrouve tous, les toujours de droite, les anciens de gauche, les nouveaux du centre les qu'on croyait encore en prison, les qui pourraient bien retourner au Canada...

Il en est de même dans les Chambre de représentation de la volonté populaire (de moins en moins présente, pour le peu qu'il en restait d'ailleurs...)
Les mêmes je vous dit, en fait les mêmes incapables d'hier, ceux qui se sont auto amnistiés et votés de sacrés avantages financiers pour se mettre à l'abri du besoin et des vicissitudes de la vie,

Ceux-là même qui vont plancher sur la baisse de la retraite, la suppression de la sécu, les allongements du temps de travail qui jusque là étaient passibles de la correctionnelle...

Mais trêve de digression, ils sont élus, nous devons les respecter et approuver chacune de leur décision comme parole d'évangile.

Sous peu, le bon Roy Nicolas remplacera son Saint Patron, à moins qu'il ne se révèle en père fouettard, et que le franchouillard de base ne connaisse la grande désillusion.

Sator


"Le problème de l'esclavage n'est pas de comprendre pourquoi on force les gens à devenir esclaves, mais pourquoi ils se laissent asservir."

Alexandre Zinoviev
(Confessions d'un homme en trop)nti_bug_fck
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Publié dans A méditer

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L
c'est une note tres lucide ,bien roulée et facile a lir .bon euhh,je ne trouves rien a rajouter , il me semble toutefois  que les élèctions sont une illusion de consultation populaire lorsqu'il n'y a pas de vrais choix ?
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S
Bonjour Lui, content que ma prose t'ai plue,et à plus,
R
Je ne sais pas si vous avez remarqué son emploi (c'est difficile de ne pas le remarquer!) mais moi j'en vient, pou paraphréser une phrase célèbre, à me dire:"Qu'en j'entends "pour des raisons de sécurité", je sors mon révolver!"
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S
Bonjour Roland,très bien résumé,pour paraphraser moi même Zinoviev, en matière de crainte, le tout est de savoir ce qui pousse des peuples à se complaire à vivre dans une peur perpétuelle.Le nombre fait la force, mais encore aujourd'hui, une poignée d'individus maintient l'immense majorité à sa botte, et il n'est même plus besoin de brandir d'armes, de simples images suffisent, de simples symboles (HIV, H5N1......) suffisent.Le totalitarisme a encore de beaux jours devant lui.Merci de ton intervention,A plus,
R
"la religion l'Union Soviétique l'a remplacée par etc" Oui, il y une écologie sociale et culturelle, c'est comme avec les espèces vivantes, quand un religion disparaît la "niche écologique est occuppée par une autre, enfin quelque chose qui a les mêmes caractèristiques.De nos jours la religion au pouvoir, celle qui pratique l'alliance du sabre et du goupillon et terrorise les gens de peur du péché, c'est l'hygiénisme (vous vous souvenez encore de la propagande hystérique et de la persécution anti-fumeurs! et ça n'est pas tout, c'est une invasion tous azimuts!) et le sécuritarisme.C'est elle qui fournit les "calotins" et la Police de la Pensée de notre société. http://miiraslimake.over-blog.com/article-1581090.html
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D
le sujet est très interressant, mais la réponse très complexe, j'ai fait un sujet sur la barbarie(et la religion), et ce n'est pas demain que ca va changera moins qu'il n'y ait plus que nous sur terre!
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S
Religion et barbarie sont des mots qui vont très bien ensemble.........Le glaive d'une main, la croix de l'autre.L'homme a besoin de s'incliner, à défaut de vouloir appréhender le vrai Dieu, il choisit les faux prophètes (ce qui l'arrange d'ailleurs, car leurs propos enduits de miel lui donnent l'impression d'être considéré).Pour que le monde change, je crois qu'il n'existe que deux solutions Dawi, soit  l'homme change, pari intenable dans les presque 5 milliards d'années qui restent à Gaïa (à moins que l'homme n'abrège ses souffrances dans un ultime geste de folie)soit l'homme s'extermine de belle façon, laissant la terre à ses premiers occupants, les animaux, qui par bien des côtés sont plus humains que nous.A plus,