Dreamcatcher

On vole nos rêves........
La société ultra-libérale dans laquelle nous sommes obligés de nous débattre pour survivre, essayer d'exister,
ce succédané de capitalisme, celui contre lequel nos pères ont vainement tentés de lutter,
cet hydre tentaculaire qui n'a de cesse d'accaparer et de détruire pour ce faire,
cette société ultra libérale est un "dreamcatcher".
Elle annihile nos espoirs, nos songes les plus secrets, elle se repaît de nos pensées les plus intimes à seule fin de nous conduire vers un esclavage programmé.
A bas notre tendance naturelle à l'indolence, à une certaine forme de fainéantise, nous sommes menés par des stakhanovistes.
Point de vie qui ne soit réglementée, calibrée, déterminée de manière "scientifique", point de physique qui ne soit formaté, stéréotypé, insipide.
Des clones, une armée de clones, voilà ce que nous allons devenir si nous n'y prenons pas garde, car notre société occidentale, et ses excroissances, est devenue le héraut, le chantre de cet avatar qu'est le néo-libéralisme économique.
Travailler pour produire,
produire pour consommer,
voilà la seule raison de notre vie.
N'allez pas croire que je sois contre le travail, je suis simplement contre l'idée qui nous en est faite depuis l'aube des temps, depuis l'époque où la loi du plus fort l'a emportée sur celle de la raison, celle où l'un a compris qu'il pouvait soumettre l'autre.
Je suis contre l'inclusion de cette notion sur une bannière, aux cotés de famille et patrie,
je suis contre les bannières que l'on agite devant les hommes comme les carottes devant les ânes.
Je sais, et nous en avons tous conscience que la vie ne peut se dérouler sans effort et que le travail est nécessaire, mais s'il l'est pour assurer les besoins physiologiques il l'est surtout pour développer l'intellect.
Je voudrais qu'à un moment de notre évolution nous puissions enfin nous rapprocher de l'être et faire fi du paraître, être considéré par rapport à des valeurs plus nobles que son poids en millions de dollars, des valeurs comme l'amitié, l'estime de l'un pour l'autre.
Or le rêve est la base de toute création, il est l'âme de la réflexion.
Le "je pense donc je suis" révèle alors toute sa saveur, sa profondeur.
Mais comment penser au sein de cette tornade que représente la vie de la plupart d'entre nous, dans cette course perpétuelle vers le néant ?
Comment penser entre un boulot abêtissant , des trajets exaspérants et des vacances forcées.
Peut -on encore se poser, réfléchir ?
Non, ou tout au moins difficilement.
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(note d'espoir dans ce monde de brutes)
Il n'est sûrement pas trop tard pour réagir............
Mais comment ?
Il suffit d'y penser !
Sator
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